L’État a régulièrement mis en place des dispositifs de défiscalisation, soit pour des raisons sociales de régulation du marché, soit pour des raisons économiques pour soutenir le marché de l’immobilier.
Il convient de noter que l’avantage en impôt procuré par les deux dispositifs « Robien» et « Borloo neuf » est maintenant inclus dans le champ du plafonnement global des niches fiscales mis en place par la loi de finances 2009 (plafond de 25 000 € + 10 % du revenu imposable soumis au barème de l’impôt sur le revenu).
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Les dispositifs en vigueur pour l’immobilier locatif |
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Nom |
Type de logement |
Avantage fiscal maximal |
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Scellier |
Investissement locatif dans le neuf |
Réduction de 25 % du prix d’acquisition |
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Borloo Populaire |
Investissement locatif dans le neuf en zone urbaine |
Amortissement de 65 % du montant de l’investissement sur 15 ans |
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Borloo ancien |
Investissement locatif auprès l’Agence nationale de l’habitat |
Déduction de 30 à 45 % sur le revenu foncier selon la nature du logement (intermédiaire, social, très social) |
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Robien recentré |
Investissement locatif dans le neuf et ancien réhabilité |
Amortissement de 50 % du montant de l’investissement sur 9 ans |
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Robien classique |
Investissement locatif dans le neuf et ancien réhabilité |
Amortissement de 50 % du montant de l’investissement sur 9 ans |
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Source : Ministère du logement / 2009 |
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Les dispositifs immobiliers locatifs spécifiques |
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Nom |
Type de logement |
Avantage fiscal maximal |
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Girardin |
Investissement dans les DOM-TOM |
Exonération de 50 % du montant de l’investissement |
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Demessine |
Investissement dans une résidence de tourisme classée dans une zone de revitalisation rurale |
Réduction d’impôt de 25 % du montant de l’investissement et remboursement de la TVA |
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Malraux |
Investissement dans les monuments historiques |
Exonération totale du déficit foncier lié à l’investissement |
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Source : Ministère du logement / 2009 |
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Dans le cadre des débats sur le financement du RSA (Revenu social de solidarité), dont la généralisation a été adoptée par la loi 2008-1249 du 1er décembre 2008, le gouvernement avait donné son accord de principe dès septembre 2008 sur un plafonnement des niches fiscales.
La loi de finances 2009 a donc tout à la fois profondément réformé tous les dispositifs fiscaux spécifiques (location meublée, investissements locatifs, loi Malraux, loi Girardin, …), en en restreignant les conditions d’accès, ce à compter de l’imposition des revenus 2009, mais aussi mis en place un « plafonnement des niches fiscales ».
Le plafonnement concerne les avantages fiscaux suivants :
- avantage procuré par les déductions pratiquées au titre de l’amortissement dans les dispositifs d’incitation à l’investissement locatif Robien-Borloo et, Scellier.
• Réductions d’impôt acquises au titre de :
- investissements dans des logements neufs, réhabilités ou rénovés, acquis en vue d’être loués en meuble,
- investissements dans l’immobilier de loisirs (tourisme),
- investissements forestiers,
- investissements dans des résidences hôtelières à vocation sociale,
- opérations Malraux,
- investissements outre-mer,
- souscriptions au capital de PME, FIP et FCPI,
- souscriptions au capital de SOFICA et de Sofipêche,
- sommes versées à compter du 1.01.2009 sur un compte épargne codéveloppement,
- travaux de conservation ou de restauration d’objets mobiliers classés,
- télé déclaration et télépaiement de l’impôt sur le revenu,
• Crédits d’impôt acquis au titre de :
- intérêts d’emprunt pour l’acquisition de la résidence principale,
- emploi d’un salarié à domicile,
- équipements en faveur du développement durable,
- frais de garde des jeunes enfants,
- revenus distribués bénéficiant des abattements de 40 % et fixe annuel,
- contrats d’assurance pour loyers impayés des logements locatifs conventionnés,
- intérêts des prêts contractés pour le financement d’études supérieures.
Pour tenir compte de la spécificité des investissements productifs outre-mer, les réductions d’impôt accordées à ce titre ne sont prises en compte que pour une partie de leur montant.
Les avantages fiscaux liés à la situation personnelle du contribuable (déduction des pensions alimentaires, avantages liés à une situation de dépendance ou de handicap) ou à la poursuite d’un objectif d’intérêt général sans contrepartie (dons aux associations, mécénat, ..) sont exclus du plafonnement.
Le plafond est uniformément fixé à la somme de 25 000 € et d’un montant égal à 10 % du revenu imposable du foyer fiscal, quelle que soit la composition de celui-ci.
Seuls sont pris en compte dans le revenu imposable les revenus soumis à imposition au barème progressif, à l’exclusion des revenus imposables à un taux forfaitaire (plus-values immobilières ou de cession de valeurs mobilières, …).
Le plafond s’appliquera à compter de l’imposition des revenus 2009, mais uniquement au titre des investissements réalisés ou des dépenses exposées à partir du 1er janvier 2009, afin de ne pas pénaliser les décisions d’investissement prises avant cette date, sauf dispositions spécifiques.
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Investir en loi Scellier
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