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Dispositif « Scellier »

Ce nouveau dispositif d’incitation à l’investissement locatif, appelé « Scellier », a été adopté dans le cadre de la loi de finances rectificative 2008.
Il concerne les mêmes contribuables et mêmes types d’investissement que le dispositif d’amortissement « Robien ». Il en résulte que les contribuables concernés sont les personnes physiques réalisant des investissements locatifs en direct ou par l’intermédiaire de sociétés non soumise à l’impôt sur les sociétés autres que les SCPI (SCI ou sociétés transparentes) ; ce personnes ne doivent pas disposer de droits démembrés sauf exception.
Il en résulte également que les investissements concernés sont :
-  les acquisitions à titre onéreux de logements neufs ou en l'état futur d'achèvement ;
-  les constructions par le contribuable de logements ;
-  les acquisitions à titre onéreux de locaux affectés à un usage autre que l'habitation (locaux commerciaux ou professionnels, bureaux, granges, hangars...) et transformés en logements;
-  les acquisitions de logements réhabilités par le vendeur et dont la mutation entre dans le champ d'application de la TVA immobilière ;
-  les acquisitions de logements vétustes qui font l'objet, de la part de l'acquéreur, de travaux de réhabilitation permettant aux logements d'acquérir des performances techniques voisines de celles des logements neufs.
Dans tous les cas, les immeubles doivent être situés en France.
 

Pour l’essentiel, le champ et les conditions d’application sont identiques à ceux retenus pour l’application des dispositifs d’amortissement « Robien » et « Borloo ».
Aussi seront précisés ci-dessous les seuls aménagements apportés par rapport aux  dispositifs existants.
 

 

Champ d’application

Sont concernés :
• les logements acquis neufs ou en l’état futur d’achèvement entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 ;
• les logements que le contribuable fait construire et qui font l'objet, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, d'une demande de permis de construire, sous réserve que la construction soit achevée au plus tard au 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de cette demande ;
• les locaux affectés à un usage autre que l’habitation acquis entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012 et que le contribuable transforme en logement sous réserve que les travaux de transformation soient achevés au plus tard au 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de cette acquisition ;
• les logements que le contribuable acquiert et qu’il réhabilite entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012.
 

Recentrage géographique du dispositif

Le nouveau dispositif s’applique aux logements situés dans des communes classées dans des zones géographiques ne se caractérisant pas par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logement et acquis à compter du lendemain de la publication de l’arrêté du 30 décembre 2008 (publié au JO du 31 décembre 2008), qui classe les communes en fonction de l’offre et de la demande de logements.
Cet arrêté a déterminé des zones 1, 2 et 3, qui correspondent aux zones A, B1 et B2 retenues pour l’application des dispositifs « Robien » et « Borloo ». Un investissement réalisé en zone C ne bénéficiera donc pas de la nouvelle réduction d’impôt.
Pour les acquisitions de logement réalisées à compter du 4 mai 2009, ainsi que pour les demandes de permis de construire déposées à compter de cette même date pour les logements que le contribuable fait construire, c’est le nouveau zonage défini par l’arrêté du 29 avril 2009 (JO du 3.05.2009 - p. 7486), pris en application de la loi de mobilisation pour le logement et contre l’exclusion, dite « Loi Boutin », qui doit être pris en compte.

Respect de normes techniques liées au « Grenelle de l’environnement »

L’application du nouveau dispositif est réservée aux seuls logements pour lesquels le contribuable justifie du respect des normes en vigueur relatives aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique imposées aux logements par la législation.
Cependant, cette mesure ne sera applicable qu’après publication d’un décret relatif à l’obligation, pour le maître d’ouvrage, de fournir à l’issue de l’achèvement des travaux un document, établi par un tiers indépendant, attestant que la réglementation thermique a été prise en compte.
Ce texte ne devrait pas intervenir immédiatement, s’agissant d’un texte d’application d’une future loi du « Grenelle de l’environnement » qui n’a pas encore été présentée au Parlement mi-2009.
Cette condition n’est donc pas exigée pour les logements acquis ou achevés avant la publication du décret précité, qui devrait intervenir avant le 1er janvier 2010 au plus tard.

Avantage fiscal : réduction d’impôt sur le revenu

La réduction d’impôt est calculée sur la base du prix de revient du logement, retenu dans la limite de 300 000 €.
S’il s’agit d’un logement transformé ou réhabilité, le prix de revient correspond au prix d’acquisition augmenté du montant des travaux de transformation ou de réhabilitation.
Le taux de la réduction d’impôt est fixé à :
- 25 % pour les logements acquis ou construits en 2009 et 2010,
- 20 % pour les logements acquis ou construits à compter de 2011.
Si le logement est donné en location dans le secteur intermédiaire, dans les conditions de loyers et de ressources des locataires définies pour le dispositif « Borloo neuf », et que la location se poursuit au-delà de la période minimale de 9 ans, le contribuable peut bénéficier d’une réduction d’impôt complémentaire annuelle de 2 % du prix du logement pendant six années supplémentaires, par période de trois ans, ce qui peut porter la réduction maximum à 37 % ou 32 % selon la date de l’investissement.

La réduction d’impôt est répartie par parts égales sur neuf ans. Elle est accordée au titre de l’année d’achèvement de l’immeuble (ou des travaux de réhabilitation) ou d’acquisition si elle est postérieure.
Le solde de la réduction d’impôt non imputable une année , parce qu’il excède le montant de l’impôt dû au titre de cette année, peut être reporté sur l’impôt sur le revenu dû au titre des six années suivantes.
Il est important de noter que le contribuable ne peut bénéficier de la réduction d’impôt qu’au titre de l’acquisition, de la construction ou de la réhabilitation d’un seul logement, au titre d’une même année.

L’objectif est d’éviter que les investisseurs ne s’intéressent qu’à des logements de petite taille ne correspondant pas à la demande locative, comme cela a été reproché aux dispositifs Méhaignerie ou Quilès-Méhaignerie et mis en évidence par le rapport d’évaluation des aides à l’investissement locatif publié par le ministère du logement en février 2008. 

 

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