Bienvenue
Connecte ...
Accueil  >  Patrimoine  >  Loi Girardin

Votez pour cet article
et faites-le connaître


Investissements dans les DOM TOM - Loi Girardin

Prorogé jusqu’en 2017, le dispositif Girardin permet de bénéficier d’une réduction d’impôt en fonction de l’investissement.

Il existe actuellement deux régimes différents de réduction d’impôt pour les investissements réalisés outre-mer :

- l’article 199 undecies A du CGI prévoit une réduction d’impôt sur le revenu au bénéfice des personnes physiques ayant leur résidence fiscale en France métropolitaine ou dans les DOM qui réalisent des investissements dans le secteur du logement ou qui souscrivent au capital de certaines sociétés ;

- l’article 199 undecies B du CGI prévoit que les personnes physiques domiciliées fiscalement en Franc peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt lorsqu’elles réalisent outre-mer certains investissements productifs dans le cadre d’une entreprise soumise à l’IR.

La loi de finances 2009 a apporté une modification au régime des investissements relevant de la loi Girardin, applicable aux investissements réalisés à compter du 1er janvier 2009, sans modifier les conditions d’application de ce dispositif.

Cette modification vise essentiellement à plafonner le montant total des réductions d’impôt sur le revenu mentionnées aux articles 199 undecies A et 199 undecies B et de la créance mentionnée au 21e alinéa de l’article 199 undecies B, admis en diminution de l’impôt dû au titre d’une même année d’imposition. Ce plafond est fixé en principe à 40 000 €, toutefois le contribuable peut sur option retenir un plafond égal à 15 % du revenu net global de son foyer fiscal.

Par ailleurs, ce dispositif est maintenant soumis au plafonnement global des niches fiscales précédemment cité.

Pour bénéficier de la réduction d'impôt prévue par le dispositif Girardin Habitation, les immeubles acquis doivent se situer dans les départements d’Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion), en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, les îles de l’océan indien, les Terres australes et antarctiques françaises, à Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que dans les îles Eparses, l’île Clipperton et en Nouvelle-Calédonie.

Les logements neufs

Pour les investissements réalisés dans le secteur du logement, la base de la réduction d’impôt est plafonnée à un montant par mètre carré de surface habitable révisé annuellement.

 

Logement occupé par l’investisseur

L’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 25 % du montant de l’investissement étalée sur 10 ans, soit une réduction de 2.5 % du prix de l’investissement par année. Le contribuable doit conserver son bien en tant que résidence principale durant au moins 5 ans.

Logements occupés par un locataire en secteur libre

L’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 40 % du montant de l’investissement étalée sur 5 ans, soit une réduction de 8 % du montant de l’investissement par année. Le prix de revient total de l’investissement est divisé par 5. Chaque année, 40 % de 1/5 de l’investissement vient en réduction de l’impôt sur le revenu de l’année.

Logement occupé par un locataire en secteur locatif intermédiaire

Le taux de la réduction est de 50 % de l’investissement, étalée sur 5 ans, soit une réduction d’impôt annuelle de 10 %. L’investisseur doit respecter certaines conditions :

- engagement de location sur 6 ans ;

- loyer annuel inférieur à un plafond de loyer révisé chaque année par décret.

-  ressources du locataire inférieures à un plafond révisé annuellement en février.

Ces différents taux de réduction d’impôt (25%,40%,50%) sont majorés de :

- 10 % lorsque le logement est situé dans une zone urbaine sensible des DOM ou à Mayotte ;

-  4 % lorsque sont réalisées des dépenses visant à la production d’énergies renouvelables,

la réduction pouvant ainsi atteindre 64 % (50 + 10 + 4), pour un logement occupé par un locataire en secteur locatif intermédiaire.

Les investissements hôteliers (réalisés par l’intermédiaire de sociétés soumises à l’impôt sur le revenu)

L’existence d’une société nécessite une double approche, au titre de la réduction d’impôt elle-même et du report du déficit d’exploitation de la société sur les autres revenus de l’associé. La réduction d’impôt est égale à :

- 50 % du montant des investissements productifs, nets des subventions perçues, réalisés dans l’année fiscale ;

- 60 % en Guyane, Mayotte, Saint Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna.

Elle est également fixée pour les investissements de rénovation et de réhabilitation d’hôtels, de résidences de tourisme et de villages de vacances classés à :

-  60 % dans les territoires autres que les DOM,

-  70 % dans les DOM.

Les aménagements 2009 au dispositif

Les modifications apportées au dispositif par la loi de finances 2009 et dont la principale est présentée ci-dessous s’appliqueront aux avantages procurés par les réductions d’impôt acquises au titre des investissements réalisés et des travaux achevés à compter du 1er janvier 2009. Cependant, elles ne s’appliqueront pas aux réductions d’impôt et aux reports de ces réductions qui résultent :

- des investissements pour l’agrément ou l’autorisation préalable desquels une demande est parvenue à l’administration avant le 1er janvier 2009 ;

- des acquisitions d’immeubles ayant fait l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier avant le 1er janvier 2009 ;

- des travaux de réhabilitation d’immeubles pour lesquels des commandes ont été passées et des acomptes égaux à au moins 50 % de leur prix versés avant le 1er janvier 2009.

Plafonnement des réductions d’impôt

Le montant total des réductions d’impôt obtenues au titre des investissements outre-mer est plafonné à 40 000 €, ce montant étant majoré  pour les investisseurs entrepreneurs. Lorsque l’investissement est donné en location à une entreprise exploitante dans le cadre d’un schéma locatif, le plafond est fixé à 80 000 ou 100 000 € selon que le taux de rétrocession est égal à 50 % ou 60 % de la réduction d’impôt.

Cependant, le contribuable peut écarter ces plafonds fixés en valeur absolue et opter pour un plafonnement égal à 15 % du revenu du foyer. La réduction d’impôt à comparer à ce plafond est alors la réduction théorique à laquelle ouvre droit l’investissement, même si une fraction est rétrocédée à l’entreprise locataire exploitante.

Ce plafond s’apprécie annuellement et non par montant d’investissement. Après l’application de ces règles de plafonnement spécifique aux investissements outre-mer, le contribuable doit ensuite prendre en compte le plafonnement global des niches fiscales.

 

Favoris del.icio.us Yahoo! Bookmark Yahoo Bookmarks Live Live Google Bookmark! Google Bookmarks del.icio.us del.icio.us Ask Ask
My Space Myspace Twitter Twitter Digg Digg! Facebook! Facebook Blogmarks BlogMarks