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Le loyer

Depuis 1997, les loyers sont libres. Le propriétaire peut décider du montant comme bon lui semble. Mais ensuite, différents cas de figure peuvent se produire.

Si une clause du bail le permet, le loyer est révisé chaque année à la date anniversaire du contrat. A défaut pas de révision possible. Elle s’effectue en fonction de l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL), un indice qui s’est substitué à l’indice du coût de la construction en 2006 et qui a encore subi une réforme tout récemment. Composé précédemment pour 60 % de l’indice des prix à la consommation, pour 20 % du coût des travaux d’entretien et d’amélioration et pour 20 % de l’indice du coût de la construction, le nouvel indice est désormais indexé à 100 % sur l’évolution des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers). La réforme qui est entrée en application le 10 février 2008, s’applique à tous les nouveaux contrats de location signés après cette date et à ceux en cours dont le loyer viendra en révision à compter de cette échéance.

Tout bailleur privé (hors secteur HLM) louant un logement à titre de résidence principale, que celui-ci soit vide ou meublé, qu’il émane d’un bail rural ou d’une location accession, doit donc tenir compte du nouvel IRL pour l’indexation de son loyer. Le contrat doit, en principe, indiquer le trimestre qui sert de référence à la révision du loyer. A défaut d’indication, c’est le dernier indice publié au moment de la signature du contrat de location qui est retenu.

Au renouvellement du bail par tacite reconduction, le loyer ne peut pas, en principe, être réévalué. Reste que si le propriétaire estime son loyer manifestement sous évalué, il peut vous proposer une hausse plus importante que la révision habituelle. A condition de respecter certaines conditions. Le propriétaire doit, en effet, fournir au moins trois références (six à Paris, Lyon ou Marseille) de loyer de logements situés dans le même groupe d’immeubles ou d’autres similaires du secteur. Le propriétaire doit également vous informer de son intention par lettre recommandée avec accusé de réception au moins six mois avant le terme du bail. A vous ensuite d’accepter ou de refuser. Ou encore de faire une contre proposition. A défaut d’accord, rien ne vous interdit de saisir la commission de conciliation au moins 4 mois avant le terme du bail. Vous devez lui répondre dans les deux mois. Si augmentation il y a, celle-ci ne peut toutefois intervenir d’un seul coup mais tenir compte de la réglementation selon que la hausse est supérieure ou non à 10 % du montant du loyer.

 

Les charges

Quel que soit le type de bail auquel vous êtes soumis, vous devez payer les charges du logement. Toutefois, ces charges sont limitées par la réglementation. Votre propriétaire doit donc se contenter de vous réclamer celles définies dans le décret du 26 août 1987 (pour les logements du privé) ou celui du 9 novembre 1982 (pour les logements sociaux). En gros, il s’agit des charges d’ascenseur, d’eau froide et de chauffage collectif des locaux privatifs et des parties communes ou de chauffage individuel, des charges d’électricité, d’entretien des parties communes, des espaces extérieurs (voies de circulation, aires de stationnement, espaces verts extérieurs à l’immeuble, des menues réparations, de gardiennage (sous certaines conditions), du ménage et des taxes (taxe d’enlèvement des ordures ménagères, taxe de balayage…). En revanche, on ne peut pas vous réclamer les charges ne figurant pas dans les décrets et qui restent donc à la charge de votre propriétaire (assurance de l’immeuble, frais de syndic, frais d’envoi de quittance, achat d’équipements…), de même que les grosses réparations (ravalement par exemple), la surveillance de l’immeuble ou encore la remise en état consécutives à des dégradations liées à du vandalisme. Bref, vous avez intérêt à bien étudier les charges que le propriétaire vous facture. Les charges sont généralement payables d’avance et font l’objet d’une régularisation annuelle.

Pour ce qui concerne les réparations et gros travaux, une règle assez simple : les grosses réparations reviennent au propriétaire et les petites au locataire (entretien courant, révision de chaudière individuelle, ramonage….). Le décret du 26 août 1987 définit les réparations locatives comme étant « des travaux d’entretien courant et de menues réparations, y compris les remplacements d’éléments assimilables aux dites réparations, consécutifs à l’usage normal des locaux et équipements à usage privatif ».

Attention : la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion prévoit que le locataire devra contribuer aux travaux d’économies d’énergie réalisés par le bailleur. Cette participation du locataire ne peut être supérieure à la moitié du montant de l’économie d’énergie estimée. Un décret viendra préciser les conditions d’application de cette participation.

La caution

Pour le propriétaire, l’impayé de loyer est une véritable hantise. Pour se prémunir, il est fréquent qu’il réclame une caution. Celle-ci peut prendre plusieurs formes :
la caution d’une tierce personne (un parent par exemple). S’il peut être vécu comme une simple formalité, il engage la caution autant que le locataire. Pour attirer l’attention de la caution, la loi exige donc que certaines mentions soient portées par celle-ci de façon manuscrite. L’engagement peut être simple ou solidaire. Dans la plupart des cas, le propriétaire exige une caution solidaire. Autrement dit, il peut se retourner contre la caution au moindre incident de paiement, sans avoir à entamer de poursuites. L’engagement de caution peut porter sur le loyer et les charges, mais être également élargi aux frais en cas de manquement du locataire. Y compris la remise en état du logement. L’acte peut avoir une durée limitée ou considérer comme durée, celle du bail, y compris ses renouvellements. Auquel cas, la caution est engagée tant qu’elle n’a pas dénoncé le contrat. Ce qu’elle peut effectuer à tout moment.
Attention : la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion prévoit que le propriétaire ne peut vous demander une caution en garantie du paiement du loyer s’il est par ailleurs assuré en garantie de ce risque.

- L’Avance et la garantie Loca Pass

Même en étant fonctionnaire, vous pouvez bénéficier de l’avance Loca Pass qui permet, par le biais du 1 % logement de financer le dépôt de garantie. En effet, elle est désormais généralisée à l’ensemble des locataires et non plus seulement aux seuls salariés. Elle se traduit par une avance sans intérêt attribuée au moment de l’entrée dans les lieux, remboursable sur une durée de 36 mois maximum. Son montant ne peut pas excéder un mois de loyer (sans les charges). Pour en bénéficier, il vous suffit de vous renseigner auprès de l’Union d’économie sociale pour le logement (UESL) ou du collecteurs du 1 % logement (Cil) le plus proche de votre domicile.

Adresse utile :
UESL (1 % logement)
www.uesl.fr

- la caution d’une banque. Certaines banques acceptent de délivrer une caution bancaire sous certaines conditions. Mais elle a un coût et n’est réservée qu’à certaines catégories de locataires (étudiants, par exemple).

 

 

Le plus ACEF

 

Si vous êtes fonctionnaires ou agents des Services Publics, et nouvel adhérent à l’ACEF (Association pour le Crédit et l’Épargne des Fonctionnaires), découvrez le prêt bienvenue ACEF  qui vous permet de financer tous vos projets en toute sérénité (ameublement, véhicules, loisirs, voyages...) à des conditions très avantageuses. Lien fiche.

 

 

Le plus CASDEN 

 

Si vous êtes fonctionnaires de l’Éducation Nationale, de la Recherche ou de la Culture, découvrez le prêt personnel CASDEN. Sans justificatif d'achat, vous avez la possibilité de moduler vos échéances.

 

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