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Envoyer ses enfants en colo : les précautions à prendre

Chaque année, plus de 700 000 enfants partent en colo. Mais envoyer ses enfants en séjour de vacances n’est pas une décision à prendre à la légère. A quel âge envoyer ses enfants en colo ? Comment choisir le séjour ? Quelles activités privilégier ? Bref, quels sont les critères d’une bonne prise en charge ? Voici quelques éléments qui vous permettront de faire un choix éclairé.

« Je me suis posée beaucoup de questions avant de faire partir ma fille en colonie », lance Vanessa, mais finalement son premier séjour ayant été une réussite, j’ai eu envie de renouveler l’expérience ». Marie n’avait que cinq ans lorsqu’elle est partie pour la première fois dans une ferme normande à quelques tours de roues seulement du domicile parisien de ses parents. «Le fait de savoir qu’elle n’était pas trop éloignée de nous, nous a permis de mieux gérer le stress de la séparation ». Difficile, en effet, de gérer l’angoisse qui découle d’une telle décision pour les parents comme pour les enfants. « On craint toujours que nos enfants s’ennuient ou pire, qu’ils soient maltraités », conclut cette maman. Raison pour laquelle mieux vaut bien préparer le séjour.

 

 

 

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Existe-t-il un âge idéal pour faire partir ses enfants ?

Il n’y a qu’à lire les dépliants des organismes pour s’apercevoir qu’on peut faire partir ses enfants très tôt et jusqu’à 16/17 ans. Un bambin peut théoriquement partir en colo dès l’âge de quatre ans. Mais, tous les enfants ne sont cependant pas à égalité. Tout dépend, en fait, de leur maturité et donc de leur capacité à couper le lien familial et de la durée du séjour. Comme Vanessa l’a judicieusement expérimenté, préférez un séjour proche du domicile et privilégiez une courte durée, par exemple une semaine. Si vous avez la possibilité de faire partir votre enfant avec un petit copain d’école, il ne se sentira pas aussi déraciné que s’il se retrouvait seul parmi des enfants inconnus. Certes, les enfants s’adaptent très vite, mais il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté pour que le séjour de votre petit se passe dans d’excellentes conditions. Et qu’il ait envie de recommencer l’expérience. Pour les tout-petits (de 4 à 6 ans), les structures d’accueil sont régies par l’arrêté du 26 mars 1993 qui édicte des règles très précises en matière de sécurité, tant au niveau de l’encadrement qui est renforcé (un animateur pour cinq ou six enfants selon l’activité) que des locaux (mobilier sans angle vifs, sanitaires adaptés, cache-prise). Quant aux lieux de séjour, ils s’inscrivent généralement à la campagne et s’appuient sur la découverte de la nature et des animaux. On trouve par exemple des séjours à thème sur la ferme ou le poney avec des activités autour : chant, rondes, danse, marionnettes, contes, promenades à vélo, jeux sur la plage, pique-niques… En principe, donc, vos petits n’auront pas le temps de s’ennuyer. Ils auront au contraire plein de choses à raconter au retour.

L’art de bien préparer son enfant

Rares sont les enfants qui demandent à partir en colonie. Surtout lorsqu’ils sont petits, ils sont souvent réticents à quitter le nid familial, ne serait-ce que pour quelques jours. La peur de l’inconnu, de règles nouvelles peut les déstabiliser. Première chose : éviter de lui forcer la main. C’est la meilleure façon de vivre un échec. Il faut absolument lui parler, lui montrer que cette prise en charge durant les vacances est une belle expérience à vivre pour lui. De fait, valorisez le séjour, mettez en valeur les activités proposées et ne montrez surtout pas votre angoisse à l’idée de le laisser partir… Si vous êtes stressé, votre enfant le ressentira. La colo est un lieu d’apprentissage de l’autonomie. Elle permet en outre de développer la personnalité du petit. Si votre enfant, surtout lorsqu’il est très jeune, refuse d’aller en colo, tentez de comprendre ses craintes. Dans ce cas, peut-être avez-vous intérêt à lui faire fréquenter un centre aéré en période de vacances, ce qui lui donnera une première expérience de la vie en groupe. Il se fera, en outre, des camarades qu’il aura plaisir à retrouver chaque jour. Il est toutefois des situations dans lesquelles il vaut peut-être mieux renoncer. Par exemple, lorsque la situation familiale est fragilisée : séparation, divorce… ou que le départ en colo survient au moment de l’arrivée d’un petit frère… Auquel cas, l’enfant peut se sentir abandonné. Si vous n’avez pas le choix, mieux vaut prévenir le personnel d’encadrement du séjour. Chez les ados, les séjours de vacances hors de la famille sont souvent mieux vécus. L’occasion de partir à la rencontre d’un autre environnement, de l’histoire d’une région, de pratiquer une activité ou un sport dans un univers différent de celui que l’on connaît habituellement.

Comment faire son choix ?

La réponse n’est pas évidente car il existe de nombreuses offres de séjours de vacances pour les enfants. Difficile donc de s’y retrouver. Tout d’abord, sachez que les organismes qui comptent héberger plus de 12 mineurs (de 4 ans et plus) au-delà de cinq nuit, doivent être titulaires d’un agrément du ministère de la jeunesse et des sports. Le personnel d’encadrement, en l’occurrence les animateurs, doivent être formés et détenir au minimum un Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur). Ce brevet est destiné aux non professionnels chargés d’encadrer des enfants et des adolescents en centre de vacances ou de loisir (CVL). Il est délivré par la direction de la jeunesse et des sports à l’échelon départemental. Il est composé de deux sessions théoriques (formation générale et d’approfondissement ou de qualification) et d’un stage pratique en centre de vacances habilitées. Des formations complémentaires existent, notamment pour les activités de baignade et de secours comme pour la pratique de certains sports (BEES, PSC1). Quant au directeur de la colonie, il doit également être titulaire d’un diplôme d’aptitude aux fonctions de directeur de centres de vacances ou de loisirs (BAFD). Renseignez-vous sur le lieu du séjour, le degré de confort de l’hébergement : combien d’enfants par chambre ? où seront pris les repas ? Quels sont les menus ? Quels sont les moyens de transport utilisés non seulement pour se rendre à la colonie mais aussi pour faire les petits trajets sur place ? Une fois que vous vous êtes assuré que le séjour est en règle avec la législation et qu’il propose un nombre d’animateurs suffisant, reste à définir quelle est la durée du séjour qui s’adapte, suivant son âge à votre enfant. S’il est très jeune, privilégiez les petits séjours d’une semaine maximum. S’il est ado, il acceptera facilement de partir une quinzaine de jours, voire davantage durant les grandes vacances. Discutez aussi avec lui des activités qu’il aimerait pratiquer. S’il n’est pas très sportif, inutile de l’inscrire à un séjour de rafting par exemple. Au risque de traumatiser à vie. Quoi qu’il en soit, évitez les séjours trop intenses. Le rythme de votre enfant ne s’y prête pas forcément. Et puis, il s’agit d’une période de vacances qui doit être agréable et non d’un apprentissage supplémentaire. L’idéal est de déterminer avec lui ce qu’il souhaite. Feuilleter les catalogues ensemble (ou une recherche sur Internet) vous permettra de vérifier ses centres d’intérêt. Il serait étonnant qu’il ne trouve pas un séjour qui l’intéresse parmi les nombreuses activités proposées. On est, en effet, loin de l’époque où la colonie servait seulement à faire prendre l’air aux enfants pauvres ! Entre VTT, escalade, rafting, voile, plongée, ski, chiens de traîneaux, séjours linguistiques, vacances éducatives… la palette est impressionnante. Quoi qu’il en soit, efforcez vous de respecter les désirs de votre enfant

A quel prix ?

Sur Internet mais aussi auprès d’organismes comme l’UFCV, l’UCPA, vous trouverez de nombreux séjours à destination des enfants. Les s tarifs tournent généralement entre 400 à 600 euros la semaine. Les mairies proposent aussi des séjours dont les tarifs varient en fonction de vos revenus. Mais, il faut s’y prendre très tôt pour bénéficier d’une place. Autre piste, les comités d’entreprises qui ont pris des accords avec des organismes de séjours pour jeunes dont ils font bénéficier les salariés de l’entreprise. Si c’est votre cas, sachez que vous avez tout intérêt à les privilégier car leurs tarifs sont souvent imbattables. En outre, il est généralement facile de discuter avec d’autres salariés de leur expérience et de leur satisfaction ou non de l’organisme.

Quelques conseils

Au moment du départ, conformez-vous à la liste de vêtements demandés. Ceux-ci doivent être marqués de son nom. Une tache fastidieuse mais nécessaire pour éviter la perte de vêtements ou d’objets lui appartenant. Pensez aussi à la crème solaire, au chapeau et aux lunettes de soleil. N’oubliez pas non plus timbres et enveloppes pour que votre enfant vous écrire. En principe, l’organisme de séjour vous réclamera un peu d’argent de poche pour qu’il puisse s’offrir un petit plaisir durant le séjour. Si l’organisme vous donne une indication, vous pouvez vous y conformer ou prévoir plus large si vous l’estimez nécessaire en fonction de vos habitudes. Mais, n’en faites pas trop et conformez vous aux règles d’usage : mettez la somme dans une enveloppe et indiquez le montant confié à l’animateur ou au directeur. Evitez en revanche, les objets de valeur (téléphone portable, appareil photo numérique…). N’oubliez pas de vérifier les vaccins de votre enfant qui doivent être à jour. Et s’il souffre d’allergies, pensez à en parler au responsable du séjour. Même chose s’il prend des médicaments. Auquel cas, il vous faudra joindre une copie de l’ordonnance du médecin traitant. Ne négligez d’ailleurs pas les formulaires de renseignements à remplir au moment de l’inscription, soyez le plus précis possible sur ses habitudes en matière d’alimentation comme de sommeil. A-t-il peur dans le noir ? Dort-il avec une peluche ? Quels aliments refuse-t-il de manger ? etc. Un dernier conseil : pensez à lui écrire et éventuellement à lui envoyer un petit colis, histoire de lui faire comprendre que vous ne l’oubliez pas. Autant d’éléments qui contribueront à la réussite de son séjour et à l’envie de faire d’autres expériences.

Pour plus d’infos :
Direction départementale de la Jeunesse et des sports
UFCV : www.ufcv.fr
UCPA : www.ucpa.com

 

 

 
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